Publié le : 24 mai 2020 Mise à jour : 3 juin 2020
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Mercredi 27 mai 2020, Journée nationale de la Résistance

VIDÉO COMMÉMORATIVE – JOURNÉE NATIONALE DE LA RÉSISTANCE


Commémoration - Journée nationale de la Résistance

La Ville de Vaulx-en-Velin commémore la Journée nationale de la Résistance le mercredi 27 mai.

En cette période où les rassemblements sont encore limités, les commémorations nationales officielles prennent une forme nouvelle dans notre ville pour maintenir le souvenir et le recueillement.

Cette cérémonie, avec prise de parole et dépôt de gerbes, a eu lieu sans public mais en présence de la Maire et de quelques représentants des associations mémorielles (moins de 10 personnes). Elle a été enregistrée et mise en ligne mercredi 27 mai sur le site internet et sur la page Facebook de la Ville.

Vous trouverez également ci-dessous des informations et des liens pour mieux comprendre l’histoire de la résistance, ainsi qu’une sélection d’œuvres artistiques (chansons, films, livres) sur ce thème.

Un événement organisé en partenariat avec l’UFAC (Union Française des Anciens Combattants), l’ANACR (L’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de La Résistance), l’Association Musicale de Vaulx-en-Velin.


S’informer sur la Résistance

Retenue pour la Journée nationale de la Résistance, la date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), le 27 mai 1943.

Dans la région, de nombreux sites témoignent aujourd’hui encore des actions des femmes et des hommes ayant refusé le joug allemand. Trois hauts lieux commémoratifs sont présents sur le territoire de la Métropole : la Nécropole Nationale de la Doua, le Mémorial Jean Moulin et le Mémorial National de la prison de Montluc. Ainsi, à Lyon, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation est une référence incontournable sur la Seconde Guerre mondiale. Le Musée national de la Résistance ou le Musée de la Résistance en ligne sont également des lieux ressources essentiels pour s’informer sur ces thèmes.

Pour plus d’informations, vous pouvez également consulter les articles sur les autres commémorations en lien avec la Seconde Guerre mondiale, comme la commémoration de la Victoire du 8 mai 1945 ou encore la Journée du souvenir des victimes et des héros de la Déportation.


Commémoration : pourquoi le 27 mai ?

Plaque - Première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance
Par Celette — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

Instaurée par l’Assemblée nationale comme Journée nationale de la Résistance, la date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s’est déroulée le 27 mai 1943.

Délégué du général de Gaulle, Jean Moulin souhaitait instaurer ce conseil dans le but de coordonner l’action de la Résistance et d’unifier ses divers mouvements, constitués de façon spontanée depuis l’armistice du 22 juin 1940. Il réunit les représentants des huit grands mouvements de résistance, des deux grands syndicats d’avant-guerre ainsi que les représentants des six principaux partis politiques de la troisième République.

Signé le 15 mars 1944 à l’unanimité des membres du Conseil national de la Résistance, le programme d’action de la Résistance conduit après la Libération à la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques. Connu sous le nom « Les jours heureux », ce programme pose les bases du modèle social français : réforme de la Fonction publique, premières ordonnances sur la Sécurité Sociale, nationalisation de la Banque de France, du gaz, de l’électricité, comités d’entreprises, prestations familiales, assurances vieillesse….
Il inspire également la rédaction du préambule de la Constitution de la quatrième République, qui fait partie des textes fondamentaux de notre droit actuel.

La Journée nationale de la Résistance est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance (justice, solidarité, tolérance…).


Hauts lieux de Mémoire de la région lyonnaise

La Nécropole Nationale de la Doua, le Mémorial Jean Moulin et le Mémorial National de la prison de Montluc sont trois hauts lieux de mémoire de la Résistance, tous situés en région lyonnaise.


Nécropole Nationale de la Doua

Nécropole nationale de la Doua - Villeurbanne
Par © Benoît Prieur / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

La Nécropole Nationale de la Doua, ou Cimetière national militaire de la Doua, rassemble notamment des tombes de soldats ou de résistants, français ou issus de troupes alliées de la Première Guerre mondiale ou de la Seconde Guerre mondiale Morts pour la France.

 

Mur des fusillés - Nécropole de la Doua - Villeurbanne
« L’hommage aux 77 victimes de la Doua » / D.D. in Le Progrès de Lyon, 17 mars 1995. – Les fusillés de La Doua : cimetière national de La Doua / [plaquette éditée par la] Ville de Villeurbanne, 1995 [CHRD, HR710.31 FUS].

Durant la Seconde Guerre mondiale, il a été utilisé par l’occupant nazi pour fusiller les résistants ; en particulier ceux emprisonnés à Montluc. Une plaque apposée au « Mur des fusillés » commémore ainsi le souvenir du sacrifice de 77 patriotes fusillés par les Allemands sous l’occupation.

Le quartier de la Doua à Villeurbanne fut un haut-lieu de la Résistance.

Le cimetière militaire allemand, lui, se trouve route de Balan à Dagneux dans l’Ain.


Mémorial Jean Moulin

Mémorial Jean Moulin Cuire
Mémorial Jean Moulin – Cuire.

C’est dans cette maison, celle du docteur Dugoujon, que Klaus Barbie et la Gestapo arrêtèrent Jean Moulin le 21 juin 1943. Représentant personnel du Général de Gaulle, chef des Mouvements unis de la Résistance et président du Conseil national de la Résistance, Jean Moulin participait ce jour-là à une réunion de chefs nationaux de la Résistance, dont faisaient partie Raymond Aubrac, Henry Aubry, le colonel Lacaze et René Hardy (le seul à s’échapper).

Incarcéré à la Prison Montluc, Jean Moulin fut torturé par Klaus Barbie. Il meurt le 8 juillet 1943 dans le train le conduisant à Berlin pour d’autres interrogatoires.

La maison fut restaurée et ouverte au public en 2010.


Mémorial National de la Prison de Montluc

Prison Montluc - ancienne prison des femmes
Romainbehar / CC0

Prison militaire du régime de Vichy de 1940 à 1943, la prison Montluc est réquisitionnée par l’occupant nazi de janvier 1943 à août 1944. Il s’agit alors de la principale porte d’entrée de la région vers la déportation et les exécutions. Près de 10 000 hommes, femmes et enfants y furent internés durant l’occupation allemande (enfants d’Izieu, Jean Moulin, Marc Bloch…).

Lieu emblématique des politiques de répression allemandes de la région, elle deviendra une prison civile de 1947 à 2009.

Depuis 2010, le Mémorial National de la prison de Montluc a ouvert au public pour rendre hommage aux milliers de Résistants, Juifs, et otages, victimes des nazis et de Vichy. Lieu majeur de la Mémoire nationale, il permet de se souvenir des conflits contemporains, de se recueillir et de transmettre aux jeunes générations des informations nécessaires.


Musées dédiés à la Résistance

Dans la région, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation est une référence incontournable sur la Seconde Guerre mondiale et la Résistance. Le Musée national de la Résistance comme le Musée de la Résistance en ligne sont également des lieux ressources essentiels pour s’informer sur ces sujets.


Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD)

Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon
Scénographie de l’exposition permanente « Lyon dans la guerre, 1939-1945 » – CHRD – Pierre Verrier / CC BY-SA ()

Inauguré le 15 octobre 1992, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation est un lieu de mémoire lyonnais. Il comprend également un musée avec des expositions régulières et un centre de documentation. Traitant l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, son ancrage est profondément régional. Il est symboliquement aménagé dans le bâtiment où la Gestapo eût son siège de 1943 à 1944.

Dans sa rubrique ressources historiques, vous pourrez parcourir ses collections (parapluie de Jean Moulin, Affiche Rouge…), visionner quelques uns des 700 témoignages de résistants et déportés recueillis, lire des biographies ou encore découvrir des fiches thématiques (L’arrestation de Jean Moulin, l’Appel du 18 juin, les femmes dans la résistance…).


Musée de la Résistance nationale

Musée de la résistance nationale
Musée de la résistance nationale – Champigny-sur-Marne

Le musée de la Résistance nationale (MRN) est un musée associatif sur la Résistance française dont le site principal est situé à Champigny-sur-Marne. Il regroupe également d’autres sites en France (Bourges, Châteaubriant, Givors….). L’association « Musée de la Résistance nationale » est reconnue d’utilité publique.
Le Musée de la Résistance nationale conserve, enrichit et valorise des collections liées à la guerre d’Espagne et à la Seconde Guerre mondiale. Issues de plus de 4000 donations, elles sont constituées d’une grande quantité d’archives (organisations de la Résistance française, parcours d’hommes et de femmes résistants…). d’objets, de beaux-arts, de fonds cinématographiques et photographiques, d’une bibliothèque patrimoniale et documentaire (presse clandestine…). Grâce à cette richesse, sont mis en avant tous les aspects et tous les enjeux de l’histoire et de la mémoire de la Résistance.


Musée de la Résistance en ligne

Logo - Musée de la résistance en ligneLe Musée de la résistance en ligne propose une vaste collection virtuelle sur la Résistance accessible et adaptée au public scolaire. Cette collection est issue de très nombreux fonds d’archives en France et à l’étranger.
Plus de 55 000 documents y sont répertoriés : affiches, tracts, lettres, journaux, photographies, documents sonores, films… Ce musée offre également l’accès à des milliers de fiches historiques (thématiques, bibliographiques), des références archivistiques et bibliographiques.


Découvrir des ŒUVRES ARTISTIQUES et culturelles

Chanteurs, réalisateurs, témoins, auteurs : qu’ils aient été résistants ou non, ils ont tenu à perpétuer le devoir de mémoire à travers des chansons, des films, des livres. À travers leur regard, leur plume, découvrez autrement les actions de ces personnes qui ont choisi de dire non et de résister à l’oppression. Partagez avec eux ces récits nécessaires, pour mieux comprendre la Seconde Guerre mondiale et la réalité quotidienne des résistants.

Dans la sélection musicale, vous retrouverez Léo Ferré, interprétant l’Affiche rouge ou encore Yves Montand, reprenant le célèbre Bella Ciao. Dans un registre plus contemporain, les Motivés ! ont repris les chants de lutte des résistants avec leur énergie communicative. Le groupe Manau invite également à se souvenir du passé pour résister avec sa chanson L’avenir est un long passé.

Dans la sélection cinématographique, des grands classiques du cinéma français, comme L’Armée des ombres ou Papy fait de la résistance côtoient des films plus contemporains, comme Les femmes de l’ombre, Les héritiers ou Nos patriotes.

Dans la sélection de livres, les témoignages de grands résistants, comme Lucie Aubrac ou Jean Moulin, côtoient les récits d’anonymes, avec un dénominateur commun : ils ont choisi d’agir.

Vous pouvez également vous connecter à la Médiathèque numérique de Vaulx-en-Velin pour consulter depuis votre domicile des films, romans ou essais sur le sujet (inscription gratuite en ligne) ou utiliser le drive des bibliothèques, ouvert depuis le 18 mai, pour emprunter ces documents chez vous.


Chants de résistance

Vous trouverez dans cette sélection musicale des chansons célébrant les valeurs de la résistance, interprétées notamment par Yves Montand, Léo Ferré ou encore les Motivés !.

Bella Ciao, par Yves Montand

Bella ciao est un chant de révolte italien qui célèbre l’engagement dans le combat mené par les partisans, résistants pendant la Seconde Guerre mondiale opposés aux troupes allemandes. Il est aujourd’hui régulièrement diffusé sur les radios nationales, car repris par la série à succès Casa De Papel.


L’affiche rouge, Léo Ferré

L’Affiche rouge a été mis en musique et chanté en 1959 par Léo Ferré. L’auteur-compositeur-interprète a adapté un poème de Louis Aragon intitulé Strophes pour se souvenir. Ce poème, écrit en 1955, rend hommage aux immigrés résistants FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée) du groupe Manouchian fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944 durant l’Occupation. Son titre fait référence à l’affiche de la propagande de Vichy et de l’occupant allemand montrant les portraits de ces fusillés comme des gangsters étrangers clandestins.


L’avenir est un long passé de Manau (1998)

Cette chanson du groupe Manau aborde les deux guerres mondiales du point de vue des acteurs (des soldats) et insiste sur la montée du « mal » avec d’abord Adolf Hitler.


Chants de lutte des Motivés! (2017)


Motivés est un album qui reprend des chansons de résistants (Chant des partisans, Bella ciao, El paso del Ebro …) et révolutionnaires. C’est le collectif toulousain Tactikollectif dont est membre le groupe Zebda, qui en est à l’origine.


Films, téléfilm et série

La période de la Seconde Guerre mondiale a inspiré de nombreux réalisateurs. Certains de ces films sont d’ailleurs devenus de grands classiques du cinéma, comme L’Armée des ombres ou Papy fait de la résistance.

Vous trouverez ci-dessous une sélection de films à voir ou à revoir sur ce thème.

L’Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville (1969)

France 1942. Gerbier, ingénieur des Ponts et Chaussées est également l’un des chefs de la Résistance. Dénoncé et capturé, il est incarcéré dans un camp de prisonniers. Alors qu’il prépare son évasion, il est récupéré par la Gestapo…


Papy fait de la Résistance, de Jean-Marie Poiré (1983)

En 1943, les Bourdelle se voient eux aussi envahis par les Allemands, et se retrouvent logés à la cave. Le fils, Guy-Hubert, dissimulé derrière les traits d’un coiffeur homosexuel, est en fait Super-Résistant, sorte de Zorro du moment, et qui complote contre les nazis.


Lucie Aubrac, de Claude Berri (1996)


Le 21 juin 1943, à la suite d’une dénonciation, Raymond Aubrac est arrêté avec Jean Moulin par la Gestapo. Lucie, la femme d’Aubrac, ne reculera devant rien pour libérer son mari des griffes de la police allemande.


Jean Moulin, d’Yves Boisset (2002 – téléfilm)

Jean Moulin - Téléfilm d'Yves BoissetSymbole du courage et de l’engagement, Jean Moulin reste l’un des grands héros de la résistance. Mais derrière cette icône se cache une figure moins connue, celle d’un artiste et d’un dandy amoureux des femmes.

De ses débuts en 1940 à Chartres à sa disparition, suivez le parcours passionné de cet homme au destin controversé.


Les femmes de l’ombre, de Jean-Paul Salomé (2008)


Engagée dans la Résistance française, Louise s’enfuit à Londres après l’assassinat de son mari. Elle est recrutée par le SOE, un service secret de renseignement et de sabotage piloté par Churchill.
Dans l’urgence, on lui confie sa première mission, l’exfiltration d’un agent britannique tombé aux mains des allemands alors qu’il préparait le débarquement sur les plages normandes. L’homme n’a pas encore parlé mais le temps presse. Louise constitue alors un commando de femmes spécialement choisies pour les besoins de l’opération… Cinq femmes, loin d’être des héroïnes, mais qui vont le devenir.


L’Armée du crime, de Robert Guédiguian (2009)

En février 44, les visages de Rayman, Elek, Bocsov, Fontanot Alfonso, Manouchian, suppliciés après un procès expéditif, sont placardés sur les murs de toutes les villes françaises, dans une ultime opération de propagande xénophobe et antisémite…


Les hommes libres, d’Ismaël Ferroukhi (2011)

1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, il accepte d’espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. En effet, Si Kaddour Benghabrit, le recteur de la mosquée, est soupçonné de fournir des faux papiers aux juifs et aux résistants…


Les jours heureux, de Gilles Perret (2013)

Quand l’utopie des Résistants devint réalité… Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance.


Les héritiers, de Marie-Castille Mention-Schaar (2014)

Une enseignante du lycée Léon-Blum de Créteil (Val-de-Marne) décide de faire passer un concours national à ses élèves les plus en difficulté. Thème du concours : « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi ». Un film inspiré d’une histoire vraie.


Nos Patriotes, de Gabriel Lebomin (2017)


Après la défaite française de l’été 1940, Addi Ba, un jeune tirailleur sénégalais s’évade et se cache dans les Vosges. Aidé par certains villageois, il obtient des faux papiers. Repéré par ceux qui cherchent à agir contre l’occupant et qui ne se nomment pas encore « résistants », Addi participe à la fondation du premier « maquis » de la région.


Un village français de F. Krivine, P. Triboit et E. Daucé (2008-2017 – série)

En juin 40, Villeneuve, petite ville française, est bouleversée par l’arrivée de l’armée allemande. L’Occupation vient de commencer et va durer cinq ans. Hortense, Jean, Raymond, Marie étaient des Françaises et des Français ordinaires, maris, femmes, notables ou paysans… ils deviendront patriotes, traîtres, collaborateurs ou résistants. Avec cette période incertaine et dangereuse de notre histoire s’ouvre une ère nouvelle : aux règles imposées par l’occupant répondent celles de la désobéissance civile ou de la clandestinité. On y a peur, on y a faim, on s’y déchire au nom des valeurs et d’une certaine idée de la France… ou parfois simplement par amour.


Livres

Ils se nomment Joseph Kessel, Lucie et Raymond Aubrac ou encore Jean Moulin. Ces auteurs, hors normes, sont aussi des grandes figures de la Résistance. Par leur récit, ils témoignent et partagent avec leur lecteur ce vécu si particulier de la désobéissance civique, de la lutte contre le régime de Vichy.

Dans la sélection ci-dessous, d’autres ouvrages mettent en lumière ces innombrables résistants anonymes qui, par leurs actions, ont contribué à lutter contre les nazis. Un livre pour enfants, dédié à Joséphine Baker, met en valeur la vie mémorable de cette artiste, et notamment son engagement dans la Résistance.


L’Armée des ombres, de Joseph Kessel (1943)

L'armée des ombresLondres, 1943, Joseph Kessel écrit L’Armée des ombres, roman-symbole de la Résistance. L’auteur le présente ainsi : « La France n’a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n’a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (…)
Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d’où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.
Tout ce qu’on va lire ici a été vécu par des gens de France. « 


Premier combat, de Jean Moulin (1947)

Premier combat de Jean MoulinJuin 1940. Submergée par la foule des réfugiés du Nord, Chartres s’est vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent, suivies par les premiers détachements de la Wehrmacht.

Resté presque seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur. Ce dernier veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l’honneur de l’armée française.

Un récit dramatique et dépouillé de Jean Moulin, un livre sur ce premier combat de résistance. Avec une préface du général de Gaulle.


Jean Moulin de Laure Moulin (1969)

Jean Moulin par Laure Moulin

Dans cet ouvrage, Laure Moulin retrace la vie de son frère, Jean Moulin. Elle fut sa secrétaire et remplissait des missions pour lui.

Elle a aussi longtemps gardé ses manuscrits et ses papiers, même les plus secrets.

 


Où la mémoire s’attarde, de Raymond Aubrac (1996)

Raymond Aubrac - Où la mémoire s'attarde
De nature discrète, Raymond Aubrac fut l’un des grands hommes de la Résistance, et l’un des derniers survivants du rendez-vous de Caluire au cours duquel Jean Moulin fut arrêté.

Proche de Hô Chi Minh, il a joué un rôle essentiel dans les négociations secrètes qui ont accompagné la guerre du Viêt-nam.

Un témoignage majeur, par un grand acteur du 20e siècle.


Résistants à Lyon, Villeurbanne et aux alentours – 2824 engagements de Bruno Permezel (2003)

Résistants à Lyon, Villeurbanne et alentours

Recueil de notices biographiques, cet ouvrage met en lumière ceux qui n’ont pas toujours tenu les premiers rôles.

Cherchant à approfondir l’itinéraire de ceux qui sont parfois restés des ouvriers anonymes, Bruno Permezel retrace ces multitudes d’actions, souvent répétitives, parfois peu efficaces, mais toujours dangereuses.

Et recherche ainsi, au creux de ces récits, le sens de cet engagement admirable.


Raymond Aubrac : Résister, reconstruire, transmettre, de Pascal Convert (2011)

Raymond Aubrac

Dès 1940, Raymond Aubrac s’est engagé dans la Résistance à Lyon avec son épouse et complice Lucie. Né Raymond Samuel, il devient Aubrac dans la clandestinité. Mort en 2012, il fut l’un des derniers grands témoins de cette époque et le dernier survivant de l’arrestation de Caluire.

Pendant trois ans d’entretiens réguliers, Raymond Aubrac s’est confié à Pascal Convert. Il lui a raconté les négociations discrètes qu’il a menées à la demande de Jean Moulin, la création de l’Armée secrète durant la Résistance, son rôle de messager entre Hô Chi Minh et les présidents Johnson et Nixon durant la guerre du Vietnam…

Un texte à deux voix, conçu à partir de ce témoignage, et de nombreuses archives inédites, retraçant le parcours de cet homme singulier à travers le siècle.


Résister – Les archives intimes des combattants de l’ombre, de Guillaume Piketty (2011)

Résister, les archives intimes des combattants de l'ombreL’historien Guillaume Piketty, spécialiste de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale, présente dans ce livre richement illustré les archives intimes des combattants de l’ombre : carnets, journaux, lettres de prison, tracts…

Plongeant le lecteur dans l’intimité du vécu de ces résistants, il partage ces témoignages à l’intensité frappante, d’où ressortent la radicalité des engagements, la grandeur des combats….

Avec une préface de Raymond Aubrac.


La Résistance expliquée à mes petits-enfants de Lucie Aubrac (2011)

Lucie Aubrac : la résistance expliquée à mes petits enfantsQue fut réellement la Résistance lorsque les allemands occupaient la France ? Comment les hommes et les femmes de cette époque, refusant la défaite, vivaient au quotidien cette période ? Comment, malgré le joug allemand, arrivèrent-ils à créer des réseaux de résistance, produire et diffuser des journaux clandestins ? Comment ont-ils réussi à réaliser des actions militaires pour lutter contre les nazis ?

Au delà des légendes, Lucie Aubrac raconte dans ce livre le combat de terrain, sur un ton direct et clair. Elle répond aux questions de ses petits-enfants, mais aussi à celles d’écoliers ou de lycéens. Elle est décédée en 2007.


Les Résistants – 1940-1945, de Guy Krivopissko (2015)

Les résistants - 1940-1945

Cet ouvrage sur la Résistance croise grande histoire et récits de vie, personnes anonymes et résistants illustres. Les récits sont enrichis par les documents exceptionnels et inédits issus pour l’essentiel du fonds du Musée de la Résistance nationale.

Spectaculaire vol d’une automitrailleuse, sauvetage d’un réseau de résistance… Au fil des pages, ce documentaire raconte l’histoire de ces hommes et ces femmes qui ont choisi, un jour, de résister à l’occupant allemand et au régime de Vichy.


Joséphine : Joséphine Baker, la danse, la Résistance et les enfants de Patricia Hruby Powell (2015)
oséphine : Joséphine Baker, la danse, la Résistance et les enfants

Accessible dès l’âge de 8 ans, ce livre pour enfants fait le portrait d’une artiste audacieuse mais, surtout, d’une femme engagée, contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis, puis dans la Résistance… en France.
L’Amérique n’était pas prête à accueillir ce volcan de libertés : c’est la France qui deviendra son pays.
C’est au cœur de cette double vie d’artiste et d’humaniste que nous plonge cet album tonique, très coloré et bien documenté.